mardi 7 juillet 2026
Journal de bord 07/07/2026 Notre modeste refuge.
mercredi 24 juin 2026
Journal de bord 24/06/2026 Épreuves renaissances, Promesse fragile, Vie capricieuse.
“À travers les épreuves et les renaissances, il faut avancer avec courage, car chaque étape forge notre véritable histoire. ”
Nous voici de nouveau à déposer un article sur notre blog, tels des témoins discrets d’un temps qui s’écoule, avec ses joies et ses douleurs silencieuses. Nous ne souhaitons point faire de promesses vaines, car la vie demeure trop capricieuse pour que l’on puisse en prévoir l’issue. Notre intention est d’écrire, sans relâche, un article par mois, comme une promesse fragile mais sincère.
Ma Chloé souhaite que nous repartions de zéro, que nous bouleversions nos pages fixes, que l’apparence même de cet espace change. Nous ne sommes plus les deux jeunes filles du début du blog, mais deux jeunes femmes mariées. La tâche est immense : refaire la présentation, repenser le design, tout un travail en somme, alors que je suis déjà absorbée par mon internat et ma thèse. Mais il faut avancer, malgré tout. Alors, sans hésiter, avançons — que ne ferais-je pas pour voir ce magnifique sourire !
Il semble que la seule vérité immuable, c’est que je suis toujours la seule à monter sur le podium, seule face à l’objectif, sur le blog du couple. La raison que Chloé invoque pour justifier cette mise en scène : « Que veux-tu, il faut une photographe de talent ! » Ah, la mauvaise foi en mode professionnel ! Mieux vaut garder le silence, car répondre serait autant futile que d’essayer de convaincre un poisson rouge qu’il n’aime pas l’eau.
Il s’est passé tant de choses, certaines qui illuminent, d’autres qui assombrissent notre chemin. Il est temps de revenir un peu en arrière, pour mieux appréhender notre présent.
Notre série de funérailles, cette obscurité qui semblait vouloir nous engloutir, s’est poursuivie avec la perte de ma grand-mère et de ma tante. Ces décès ont multiplié nos voyages entre Lausanne, Hossegor, New York, comme si la marée funèbre avait décidé de nous faire parcourir le monde pour souligner davantage la fragilité de notre existence. Nous espérons que cette période sombre se clôturera enfin, laissant place à une lueur timide mais sincère.
Quant à mon père, il a renoncé à la succession de ses parents pour que je puisse hériter. Nous avons passé de longues heures avec le notaire à Paris, à remplir un labyrinthe de papiers et de démarches absurdes, comme si l’administration française voulait nous rappeler combien nous sommes faibles face à ses rouages. La France, déjà lourdement chargée de droits de succession, ne se contente pas de cela : elle nous submerge de formalités et d’obstacles. Le notaire nous a prévenus : cette procédure durera environ un an, un délai comparable à celui des États-Unis.
Mais laissons ces tracas derrière nous, pour évoquer des choses plus légères, qui nous permettent de respirer.
Notre vie sociale se façonne peu à peu : un cercle d’amis commence à se dessiner autour de nous, sans compter nos amies de Lille. Le “club des filles” où les filles viennent régulièrement nous rendre visite, utilisant l'une de nos chambres d’amis comme un refuge éphémère. La plus fidèle d’entre elles, Pamplemousse Rose, revient souvent de contrées lointaines, débarquant à Genève-Cointrin en avion, puis sautant dans un taxi pour venir se jeter dans nos bras et nous offrir ces cadeaux témoignant de sa tendresse. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de notre couple. À Lausanne, notre quotidien s’établit dans une simplicité volontaire, entre travail, pratique sportive et soirées entre amis. Certes, les sorties culturelles y sont moins nombreuses qu’à Paris, où chaque instant semblait imprégné d’une effervescence artistique. Pourtant, les promenades le long du lac offrent une douceur insoupçonnée, même si, en cette période de chaleur accablante oscillant entre 28 et 32 degrés, nous préférons rester à l’abri dans notre appartement climatisé, cherchant à échapper à la rudesse de l’été.
Maintenant que nous vous avons parlé de notre couple, regardons notre situation individuelle.
Ma Chloé :
Chloé changera de patron à la rentrée de septembre. Elle intégrera une maison de haute joaillerie suisse, une maison sélecte où son talent pourra s’épanouir pleinement. C’est Lorentz, cet homme au cœur immense et à la générosité rare, qui nous a présenté un ami créateur de bijoux à Genève. Elle pourra continuer à travailler à distance, depuis son atelier à la maison, tout en se rendant à Genève deux fois par semaine. Elle est heureuse de pouvoir concilier passion et métier, de continuer à façonner ses rêves dans l’intimité de son espace. Elle commencera son nouveau poste début septembre, mais, en attendant, elle profite de deux mois de vacances — quelle veinarde !
Depuis trois mois, Chloé court chaque jour et poursuit ses entraînements de boxe avec une intensité croissante. Elle a même livré plusieurs combats amateurs, qu’elle a tous remportés, à l’exception du premier. Aujourd’hui, nous comptons quatre victoires pour une défaite — cette dernière n’étant qu’une étape, une leçon à tirer dans cette quête. Parfois, je dois interrompre mon rôle d’interne pour endosser celui d’infirmière à domicile — non, pas dans un contexte érotique, mais dans l’accompagnement humble et sincère du corps de ma chère et tendre. Et malgré les bleus qui apparaissent, nous sommes chanceuses : nos blessures ne sont pas graves, et nos espoirs restent intacts.
De mon côté...
Avec ces remplacements à venir cet été, je touche du doigt cette future vocation qui m’attend. Je ressens une profonde tristesse à l'idée de devoir quitter provisoirement ce service de Médecine générale en pédiatrie. En septembre, je m'apprête à intégrer une maternité pour une durée d’un an, une étape imposée, une nécessité que je ne peux esquiver. Certes, ce service n'est pas en parfaite harmonie avec mes préférences, bien que l’aspect psychologique pourrait éveiller en moi une certaine curiosité.
Devenir mère s’apparente à un voyage intérieur, une redécouverte de soi, une introspection profonde sur l’être. Comme dans toute aventure humaine, cette expérience peut faire surgir des moments inattendus, déstabilisants, parfois incompréhensibles pour soi comme pour autrui, et provoquer de douloureuses souffrances intimes.
Je dois admettre que cet aspect psychologique lié à la maternité pourrait m’attirer, mais il est peu probable, voire improbable, que l’on m’attribue ce poste pour une année entière. Selon la formation, nous sommes censés changer régulièrement de poste afin de découvrir toutes les facettes de la maternité, de la grossesse à l'accouchement.
Quant à ma thèse, elle progresse bien : j’ai déjà couvert une petite moitié du travail, même si je suis légèrement en dessous de mon objectif initial. J’avais espéré la terminer en deux ans afin de peaufiner chaque détail durant la dernière année avec Zabeth, mais je ne suis pas certaine d’atteindre ce calendrier.
mercredi 1 avril 2026
Journal de bord 01/04/2026 Vérité retenue, Présence fragile, Vie persistante
“La mort emporte les êtres, mais elle révèle la force de ceux qui restent.”
Nous voici revenues à Lausanne, rendues à nous-mêmes et, par là même, à vous. Il nous faut d’abord accueillir, avec une gravité reconnaissante, les paroles que vous nous avez adressées : elles nous ont atteintes, non comme de simples signes, mais comme des présences.
Lorsque nous avons pris la route de New York pour accompagner mon oncle vers sa dernière demeure, j’ai consenti à une entorse que la rigueur morale réprouve. J’ai menti à mon grand-papa. Kant n’admet aucune fissure dans l’édifice du devoir ; pourtant, il est des circonstances où la vérité, nue, semble moins juste que le silence qui protège. Était-ce faiblesse, ou bien une forme d’amour ? Je n’en tranche pas : je constate seulement que j’ai voulu lui épargner l’insoutenable.
Ne sachant si je le reverrais vivant à notre retour, nous nous sommes étreints avec cette intensité que donne la conscience de la fin possible. Il me dit alors : « Pars tranquille, je t’attendrai, et sache que je suis très fier de toi. » Il tint parole, défiant ce que la médecine annonçait déjà. Le lundi matin, de retour à Hossegor, je pus encore lui adresser quelques mots — peut-être ne les a-t-il pas entendus, mais ils m’étaient nécessaires. Une heure plus tard, l’hôpital nous apprenait sa mort.
Il est troublant de mesurer ce que la volonté humaine peut opposer à l’inéluctable. Comme si, dans l’approche de la mort, l’être affirmait une dernière fois sa liberté.
Nous l’avons enterré aussitôt. Zabeth était là, fidèle à ce moment où il faut dire adieu. Elle n’a pu nous suivre jusqu’à Lausanne : son engagement auprès des enfants la rappelait déjà.
Et pourtant, au cœur de ce désordre douloureux, une parole inattendue s’est glissée — celle de Chloé, murmurée à mon oreille : « Au moins, nous aurons amorti nos tenues noires. » Seule elle pouvait faire naître un sourire là où les larmes persistent. Car nous pleurons nos morts, même lorsque la foi voudrait que nous nous réjouissions de leur proximité désormais avec ce que nous nommons le divin. L’écart entre la croyance et l’expérience demeure, irréductible.
La vie, cependant, ne suspend pas son cours. Elle reprend, lourde d’un avenir assombri : ma tante et ma grand-mère vacillent à leur tour. Cette dernière ne souhaite plus demeurer dans leur maison ; elle aspire à rejoindre un lieu où l’on prend soin des corps fatigués — peut-être aussi des âmes, et ma tante pars une hospitalisation aux fins pas très réjouissante.
À l’aéroport, tandis que le temps semblait suspendu entre deux départs, Chloé trouva encore la force de créer. Il est des êtres pour qui le geste artistique ne dépend ni du lieu ni des circonstances : il surgit, simplement, comme une nécessité. (dessin illustrant cet article)
Nous avons repris notre travail sans transition, sans ce répit que l’on nomme vacances. Ainsi va l’existence : elle ne distribue pas ses pauses selon nos besoins. « Nous ne toucherons donc pas 200 mono » — ironie légère, comme un clin d’œil dérisoire à l’économie ludique du Monopoly, qui contraste avec la gravité de nos jours.
Zabeth, quant à elle, quittera son emploi à la fin de l’année. Elle envisage de s’installer en Suisse — décision dont les raisons, bien que devinables, demeurent pudiquement tues. Elle aspire également à transformer sa vie professionnelle : ne plus s’occuper d’enfants, mais se consacrer à l’accompagnement intérieur, devenir coach mental. Elle projette déjà de soutenir Jo, notre accordéoniste à Lyon, dans son retour au classique et dans l’élaboration d’un répertoire baroque. Peut-être ce projet adviendra-t-il ; nous vous en dirons ce qu’il en est.
Je ne m’attarderai pas davantage. Le travail m’appelle, et avec lui le tumulte des émotions qu’il faut canaliser. Chaque soir, je vais au taekwondo : non par simple discipline du corps, mais pour y trouver une forme de délivrance — comme si, dans l’effort, je pouvais momentanément suspendre le poids d’exister.
A vous tous, je vous souhaite une excellente semaine.
mardi 3 mars 2026
Journal de bord 03/03/2026 Amour sincère, Valeur sentimentale, Cadeau intangible.
“Ce qui se donne avec tendresse pèsera toujours plus que ce qui se vend.”
A vous tous, je vous souhaite une excellente semaine.
mercredi 25 février 2026
Journal de bord 25/02/2026 Manipulation subtile, Justice fragile
“Dans le jeu du procès, la vérité n’est qu’un pion, manipulé par ceux qui savent jouer leur rôle avec finesse.”
A vous tous, je vous souhaite une excellente semaine.
dimanche 15 février 2026
Journal de bord 16/02/2026 Cadeau symbolique, Reconquête intime, Amour imparfait.
“Les trésors les plus précieux sont ceux qui naissent du cœur.”
A vous tous, je vous souhaite une excellente semaine.
dimanche 8 février 2026
Journal de bord 09/02/2026 Télétravail liberté, Anxiété gestion, Réalité virtuelle.
“La liberté naît de l’équilibre entre passions et paix intérieure.”
A vous tous, je vous souhaite une excellente semaine.





