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  • dimanche 6 septembre 2026

    Journal de bord 06/09/2026 Luxe discret, ochlophobie, Tilomobile

    “ Le retour à la maison est le luxe discret du temps retrouvé.

    Nous voici de retour dans notre humble demeure. On pourrait prétendre que le retour à la maison est une chose anodine, mais en réalité, il possède ce charme discret qui confère à l’instant une douceur particulière.

    Il est évident que ces journées m’ont paru infiniment longues, que l’ennui s’est infiltré insidieusement, et que le désir de retrouver le travail, surtout en maternité, s’est fait ardent.

    Je plaisante ! Cette période de repos fut magique et demeure précieuse, la seule véritable occasion annuelle où je m’accorde le droit de ralentir, de me défaire des contraintes de la productivité, et de me laisser aller à la détente sans remords. Manger sans retenue, verser du vin avec déraison, allumer une cigarette de Chloé, et surtout, m’étendre dans un transat pour dévorer un livre.

    Quant au roman de Laurent Mauvignier, je ne l’ai pas choisi pour son Prix Goncourt 2025, mais pour son titre — cette année, nous avons emménagé et le chantier n’est pas achevé. Hélas, sept cent cinquante pages d’introspection prétendument proustienne m’ont laissée froide. Dense, étouffante, impossible à finir. Je ne le recommanderais pas, même pour allumer un barbecue.

    Chloé, elle aussi a été quelque peu déçue par nos vacances. Le départ tardif dans la saison a vidé la région de ses fêtards, de cette foule joyeuse et bruyante qu’elle affectionne tant. Elle ne partage pas cette peur de la foule, cette ochlophobie qui semble enserrer nos sociétés. Au contraire, elle recherche l’énergie collective, la vitalité dans le bruit, l’effervescence. La joie simple d’un moment partagé, de l’apéro qui s’étire, de la danse au cœur de la foule, où l’on devient presque invisible. Ces instants où le temps semble s’étendre à l’infini, où la vie paraît appartenir à chacun.


    Un court détour par Nice, pour aller saluer les grands-parents de Chloé. C’est encore un instant hors du temps, fort agréable, où nous sommes choyées et caressées par une douceur qui suspend le temps et rappelle la tendresse des choses simples. Chloé était aux anges de voir que notre véhicule faisait son effet; j’étais heureuse pour elle, même si je ne saisis pas l’importance de notre Tilomobile aux yeux de certains. Après tout, ce n’est que quatre roues et un moteur destiné à nous transporter d’un point A à un point B — et pourtant, la pensée se soumet à une réflexion plus large sur ce qui donne sens à nos déplacements et à nos appartenances.

    Les soirées que nous passions à Saint-Tropez n’étaient guère les plus marquantes qui nous aient été données de partager. Chloé souhaita nous entraîner sur Juan-les-Pins, et nous partîmes donc, même si, pour ma part, j’emportais une petite valise afin de passer deux jours loin de tout alcool au volant. Je ne conduis pas lorsque je bois, même d’un seul verre.

    Nous trouvâmes, en plein milieu de la saison, une chambre à l’hôtel Lou Juan. Rien d’exceptionnel à première vue: un établissement classé trois étoiles. Pourtant, son emplacement – en plein centre de Juan-les-Pins – en faisait un atout précieux. Pour la joie de ma compagne, nous arrivâmes avec notre voiture; sa fierté était d’autant plus grande qu’elle porte sa plaque d’immatriculation suisse. Elle ne tarda pas à exhiber son passeport helvète à la réception, ce que j’observai avec un sourire, sans le montrer à qui que ce fût.

    Nous fûmes agréablement surpris: le personnel était aimable et désireux de nous satisfaire. La chambre était lumineuse et propre, et le lit, bien que sur le point d’être peu sollicité – Chloé venait ici pour faire la fête et veiller tard – offrait l’espace nécessaire pour se reposer et pour que je puisse évacuer l’alcoolémie éventuelle. Tant que le taux d’alcool dans le sang resterait positif, je m’engagerais à ne pas prendre le volant.

    Nous déjeunâmes ensuite à l’Epi Beach, avec une réservation prise la veille, endroit où Zabeth et moi avions déjà eu l’occasion de nous rendre autrefois, bien que je me fusse alors souvenu de rien de ce lieu, peut-être n'avais-je pas plus de dix ans. Selon les souvenirs de Zabeth, ce restaurant fut une catastrophe. Chloé, au départ, souhaitait un poisson; je la dissuadai, estimant que pour s’amuser, mieux valait prendre des risques mesurés. Elle choisit alors une entrecôte maturée, qui, selon elle, avait pris de l’âge et peinait à être convaincante. Quant à moi, je me laissai tenter par mon plat fétiche: un « filet de bœuf Rossini ». Hélas, ce n’était ni tournedos ni foie gras parfaitement maîtrisé, et l’ensemble me sembla manquer de netteté, ni plus ni moins qu’un décevant écart du goût attendu.

    Le serveur, tantôt burlesque, tantôt maladroit, évoquait un mélange de Charlot et de François Pignon; et s’il faut reconnaître un certain talent à Charlie Chaplin ou à Pierre Richard, nul doute que ce serveur en manquait cruellement. Au final, une cuisine plus que médiocre, un service déplorable et, pour couronner le tout, une tarification qui relevait de l’exagération. À ce stade, ce n’était plus une addition mais une multiplication.

    Nous ne reviendrons pas dans cet établissement tant que la même direction et le même chef seront en place; nous ne pouvons accepter que l’on nomme cela une cuisine digne de ce nom.

    Nous avons suivi, pour notre soirée, les conseils d’une serveuse du Tam Tam; le tumulte était trop bruyant pour moi, mais la glace était bonne — elle m’a soufflé en coulisses l’endroit appelé Siesta Beach Club. Nous avons pris le taxi, et je me permets d’énoncer que parler de ce lieu m’échappe, tant l’esprit de ce club n’est pas ma tasse de thé. On pourrait croire que sur la Côte d'Azur, les restaurateurs rivalisent pour offrir les plats les plus médiocres et les services les plus détestables; et je me demande si l’Epi Beach ne se situe pas, ne serait-ce qu’un gramme au-dessous — mais ce doute demeure incertain, tant mes perceptions savent se dérober. Pourtant, j’emportais ma patience, convaincue d’être venue pour lâcher prise et danser avec ma chérie. Chloé accueillit l’atmosphère immédiatement, cette ambiance amicale où le DJ traverse un répertoire hétéroclite, même si la foule, qui devrait être là, n’était pas vraiment au rendez-vous. Elle souhaitait danser jusqu’au bout de la nuit; nous avons toutefois, vers deux heures du matin, préféré nous retirer à l’hôtel pour une partie de scrabble.Le lendemain, après une douche rapide et coquine, nous avons déjeuné d'une salade. Nous nous sommes promenées main dans la main pendant une petite heure, avons bu un café, et un alcootest m'a indiqué que j'étais apte à prendre le volant. Deux heures de route nous séparaient de la demeure campagnarde de mes parents, à Ramatuelle.

    Bilan: ce n’est pas un fiasco, mais ce n’est guère génial. Il serait peut-être bon que certains restaurateurs se remettent en cause; peut-être manquent-ils un peu d’implication dans le sens de la clientèle. Nous sommes restées chez mes parents pour la fin des vacances, où la nourriture était excellente, avec des vins qui tenaient de l'exception et une piscine agréable. Il y a quand même plus malheureuses.

    Des jours où l’on souhaiterait un peu plus de bonheur. Le prochain article sera moins guilleret : le travail nous rattrape. Mais au moins, à la maison, c’est nous qui choisissons quand allumer les flashs, enfin pas toujours...

    Bonne rentrée à vous tous,

    A Bientôt,
    Til Chlo.

    vendredi 21 août 2026

    Journal de bord 21/08/2026 Organisation, Rénovation, Patience

    “ Les vacances, même brèves, sont un précieux rituel d’amour, de partage et de ressourcement.


    Nous sommes le 21 août 2026, et il ne reste plus que ma garde à l’hôpital pour demain. Avec Chloé, nous avons trouvé un garage de location où loger notre Tilomobile, et nous avons regroupé toutes nos affaires que nous avions entreposées dans notre garage. Hier soir, nous avons effectué plusieurs allers-retours, ce qui nous permettra de partir l’esprit léger, sans cette inquiétude liée aux travaux que nous redoutons pour la rentrée.

    Le garage se trouve quelque peu éloigné de notre demeure, et cela ne satisfait guère Chloé, qui doit désormais transporter son vélo ou sa trottinette de compétition jusqu’à notre couloir privé, lequel est fermé à clef. Pourtant, tout cela passe par l’ascenseur, et, en vérité, il ne s’agit que de petites contrariétés, dont on peut bien se plaindre un peu, mais sans trop s’y attarder.

    Enfin, le moment tant attendu de mes vacances est arrivé, aussi brèves
     soient-elles, mais accueillies avec une gratitude sincère. Mon dessein est limpide : me reposer autant que possible, tout en sortant un peu, car ces instants d’évasion sont aussi l’occasion de fréquenter les restaurants, d’aller danser, de célébrer la vie lors de quelques nuits de fête. Ces moments partagés renforcent notre couple, notre union, maintiennent cette fusion si précieuse, en nous permettant d’échapper aux contraintes quotidiennes de la vie active. Les vacances, pour nous, sont une source de ressourcement, mais surtout une période privilégiée pour unir nos âmes, pour tisser, dans le présent, les belles images de notre passé et de notre futur. C'est aussi le temps de la réunion avec nos parents, une occasion précieuse de réunir nos êtres chers et de partager ensemble ces instants fugaces de fraternité.


    Chloé avait accepté la photo de son dressing sous réserve d'une contrepartie. Elle vient aujourd'hui  réclamer ce qui lui est dû. j’ai donc accepté de prendre la route en voiture (environ 550 kilomètres), conformément à la demande de Chloé. Par choix, j’aurais préféré l’avion, mais j'avais une dette mais surtout, j’ai acceptée pour lui faire plaisir. Elle souhaite montrer notre véhicule à ses grands-parents, comme une sorte de symbole de réussite de notre union. Être en couple, c’est parfois normaliser des réalités qui, dans d’autres circonstances, seraient indécentes ou absurdes. Pourtant, je ne peux m’empêcher de ressentir une certaine gêne face à l’ostentation de ma chérie. Elle ne conduit pas, mais elle s’est employée à insister pour que nous investissions — à perte, disons-le — dans cette sportive un peu trop voyante à mon goût. 
    La véritable ironie, c’est que dans la première esquisse qu’elle a dessine pour notre nouveau blog, pour illustrer notre trajet, elle a dessiné  une vieille Citroën, une 2 CV, humble et discrète. Parfois, il m’est difficile de la comprendre... Ah, l’amour, tout donner sans espoir de retour.

    Nous quitterons Lausanne le 24 août vers 9 heures, à un rythme tranquille, pour nous diriger vers la vallée du Rhône. Notre itinéraire principal : Genève > Grenoble > Valence > Montélimar, où nous ferons une halte déjeuner. Nous avons réservé une table au restaurant Le Moderne, pour une cuisine bistronomique. De toute façon, je ne pourrai pas boire d’alcool, alors je préfère ne pas tarder à table, car une succulente nourriture sans vin, serait triste. Si tout se passe bien, nous devrions y être vers 12h30.

    Ensuite, départ de Montélimar (A8) à 13h30, en direction de Le Muy / Fréjus, où je prendrai la sortie 36 – Roquebrune-sur-Argens – Sainte-Maxime, puis Ramatuelle vers 17 heures.

    Arrivées à la maison de campagne, je pense que nous serons heureuses de prendre une bonne douche, après avoir salué mes parents ainsi que les parents de Chloé qui devraient être présents pour ce week-end et installé nos petites affaires dans ma chambre d’enfant.

    Ce n’est que le lendemain que nous reprendrons la route pour rallier Ramatuelle à Nice, afin de retrouver les grands-parents de Chloé. 

    La suite du programme ? Aucune idée précise, nous serons sans filet, sans plan établi, chose que je déteste, mais je compte surtout dormir, afin que mon corps récupère au maximum.

    Chères lectrices et chers lecteurs de notre modeste espace de réflexion, Chloé et moi tenons à vous adresser nos vœux les plus sincères pour des vacances empreintes de douceur et de repos mérité. Que cette halte vous permette de vous détacher un instant des contraintes quotidiennes, de vous ressourcer dans la quiétude et d’éveiller en vous de nouveaux souvenirs, précieux autant qu’éphémères. Revenez à nous, régénérés et pleins d’ardeur, prêts à nous rédiger plein de commentaires, et embrasser les défis à venir avec la force tranquille de celles et ceux qui savent, malgré tout, continuer à chercher le sens de leur liberté. 

    Bonnes vacances, que cette pause soit le prélude à une renaissance.

    A Bientôt,
    Til Chlo.

    vendredi 31 juillet 2026

    Journal de bord 31/07/2026 Organisation, Rénovation, Vie

    “ Le chaos précède la renaissance, avec patience et amour.


    Ce mois de juillet s’achève doucement, laissant derrière lui une douceur éphémère, tandis qu’il me reste encore vingt-deux jours d’août pour achever mes remplacements en cabinet, avant de conclure cette saison par une garde à l’hôpital, le samedi vingt-deux. Il ne me reste qu’un seul dimanche pour me ressourcer, faire ma valise en vue des vacances — un devoir que Chloé ne pourrait accomplir à ma place. 

    Chloé a une manière de plier ses vêtements qui s’apparente à un véritable art abstrait : certains plus ou moins comprimés, d’autres en boule, et toujours elle conclut : « L’essentiel, c’est que ça ferme ! »

    Une photo de son dressing témoigne, d’ailleurs, de cette crainte irrationnelle que j’ai qu’elle puisse prendre en main la moindre de mes affaires. Nos espaces de rangement se ressemblent comme deux gouttes d’eau, nos dressings sont identiques, inversés simplement par nécessité technique. Comment décrire cette indéfinissable pagaille ? Quand je vous évoquais un tremblement de terre, avouez que je n’étais pas si éloignée de la vérité. Si vous souhaitez voir, une photographie du mien se trouve sur la page : Appartement. ICI.

    Lorsque je lui ai demandé son accord pour que Chacha immortalise son dressing, elle m’a répondu simplement « d’accord », mais à la condition d’obtenir une faveur en échange. Puis elle s’est ravisée, ne souhaitant plus que cette photo soit publiée. Finalement, elle a accepté, sachant ce qu’elle désire en retour. Bon… je ne sais pas encore précisément de quoi il s’agit. Il faut que je vous aime tous, pour avoir consenti à ce pacte sans connaître réellement ses termes ni ses implications.

    Quant à Chacha, pour qu’elle puisse prendre des photos de son atelier, nous — Chacha, moi-même et Chloé — avons passé plus de trois journées entières à organiser, trier, ranger, sans relâche. Ah, quand même… cette tâche, aussi banale qu’elle puisse sembler, s’est révélée être une véritable entreprise, une épreuve de patience et d’endurance.

    Mais, cela dit, je l’aime ma Chloé, je l’aime telle qu’elle est, et je préfère en rire lorsqu’il s’agit de ses affaires : « Ben oui quand même… je n’irais pas plus loin. » Car, après le dressing, lorsque ses affaires transitent par la valise, elles sont un peu moins bien repassées (évidemment !).

    Voilà, Arnaud, notre maître d’œuvre, est passé pour notre garage duplex. Il a pris toutes les mesures, et surtout, il nous a questionnés sur la manière dont nous envisageons l’usage de cet espace, quel mobilier nous souhaitons voir, etc. Moins de questions qu’il n’en posait pour l’appartement, donc on peut dire que cette fois, nous nous en sortons plutôt bien.

    Comme mon beau-père, Arnaud demeure émerveillé devant notre porte blindée de garage, surtout par son mécanisme de fermeture multi-axes, fixé au sol et au plafond, avec cette barre métallique qui vient s’interposer, comme si l’on voulait fermer non pas un simple local, mais un véritable bunker à faire pâlir la normandie. Il s’est même fait enfermer à l’intérieur pour voir comment cela fonctionne. Une fois à l’intérieur, Chloé lui a crié à travers la porte : « Alors, de combien de pourcentage de remise pour ces travaux ? » J’ai apprécié sa réponse : « Un pourcent de plus que ce que je comptais vous offrir ! » Arnaud, une fois libéré, nous assure que les voleurs auront tout intérêt à s’attaquer aux murs de pierre, dont l’épaisseur atteint quatre-vingts centimètres, plutôt qu’à la porte elle-même. Il semble que, par rapport à cette dernière, la solidité des murs, même anciens, leur paraîtra bien plus accessible.

    Chloé et moi, nous entamons le lundi 7 septembre une nouvelle étape dans nos vies professionnelles. Arnaud, notre maître d’œuvre, nous a priés de vider le garage de toutes nos affaires, car les travaux doivent commencer dès le lundi suivant, le 14 septembre. Nous projetons de louer un petit espace dans le voisinage, afin d’y déposer nos effets personnels, pour préserver la voiture, que je préfère ne pas voir exposée aux caprices du dehors. J'ai sollicité l'aide de Chloé pour cette recherche, peut-être même que nous aurons cet espace avant notre départ en vacances. J’espère que cette période estivale, si propice à la recherche, nous sera plus favorable qu’à la rentrée, lorsque tout redeviendra plus difficile, plus pressé.

    Arnaud, en quittant notre compagnie, n’a pas totalement apaisé mes tourments. Il m’a confié que le chantier demanderait un effort considérable, mais qu’il espérait en tirer quelque chose de digne d’être montré. Il élaborera un plan, et, comme pour l’appartement, nous en jugerons le fruit une fois le travail achevé, puisqu’il a reçu toute latitude pour agir. Dans le meilleur des cas, à vue de nez, et suivant le cap du vent, il faudra compter deux à trois mois pour mener à bien ces travaux et l’installation du mobilier. « Vous l'aurez pour Noël, enfin si le Père Noël ne boit pas tout le vin de la cave ! », me dit-il avec son humour taquin.

    C’est donc sur cette plaisanterie de petit fripon que je vais vous quitter. Je devrais, en principe, rédiger un autre article avant notre départ en vacances.

    A dans une quinzaine de jours, donc.

    A Bientôt,
    Til Chlo.

    jeudi 16 juillet 2026

    Journal de bord 16/07/2026 Chaleur, Famille, Refuge

    “ La chaleur révèle nos fragilités, mais aussi notre force à y faire face. 


    La chaleur accablante persiste à Lausanne, enveloppant la ville d’une torpeur pesante. Selon les experts, le mercure s’est élevé de quinze degrés au-dessus des normales saisonnières, comme si la saison elle-même s’était affranchie de ses lois naturelles, s’étirant dans une langueur insoutenable.

    Chloé, sort très tôt le matin pour faire les courses, car c'est elle la maîtresse de maison qui gère l'intendance et nos  repas. Elle s'enferme ensuite dans l’intimité de notre appartement, trouve refuge dans la fraîcheur de la climatisation, échappant ainsi à cette fournaise. Puis part à la piscine d'un hôtel se baigner, alors que je suis au travail.

    Je ne suis pas encore à la maternité, mais déjà, la vision des nouveau-nés m’habite — fragiles, vulnérables face à cette chaleur oppressante. Les tout-petits, si sensibles aux caprices du climat, peinent à réguler leur température, leur organisme étant démuni de la transpiration efficace pour évacuer la chaleur. La déshydratation, le coup de chaud, se manifestent alors par un état fébrile, comme autant de signes d’une lutte silencieuse contre l’environnement.
    Une salle d’attente débordante, en flux continu, témoigne de cette urgence, où chaque nouveau-né est une petite bataille contre la chaleur et l’indifférence du temps.

    De retour à la maison et sur le blog :

    Plein plein plein de mercis à Manu, Chacha et notre Jo. Vous nous offrez un site-blog de rêve.
    Nous avons procédé à de nombreuses modifications des sous-onglets dédiés aux photographies de l’appartement, à la musique, au travail de Chlo et j'en passe. Il nous a semblé plus approprié de garder le sous-menu "chez nous" pour rassembler des images où notre présence est visible, plutôt que pour les clichés purement neutres. Ainsi, vous disposez désormais d’une galerie distincte : l’une représentant notre demeure dans sa simplicité, l’autre portant la trace de notre passage, témoins silencieux de notre existence dans ce lieu. Notre maison est celle qui nous habite, notre intérieur, notre refuge, notre miroir, celle qui nous protège et nous dévoile à la fois.

    Concernant ce shooting photo de Chacha où nous apparaissons avec Chloé, j’aurais préféré qu’elle porte une tenue un peu plus soignée, un peu plus apprêtée. Cependant, ce jour-là, Chloé n’était pas dans une très grande forme et tenait à porter des vêtements qui reflètent sa personnalité et ses goûts, pour que les photos lui ressemblent vraiment, m'a-t-elle répondu. (No comment !)

    Cette semaine, nous avons également déployé l'onglet « Sport » de chaque côté. J’ai ainsi tenté de restituer fidèlement ce que Chloé souhaitait exprimer. Pour ma part, vous pourrez découvrir en détail l’ensemble de mes exploits sportifs, témoins de ma détermination et de ma passion.

    Bon surf, que ce soit sur la mer ou ici, sur notre site-blog, et bonnes vacances.

    A Bientôt,
    Til Chlo.

    mardi 7 juillet 2026

    Journal de bord 07/07/2026 Notre modeste refuge.

    “ Chaque transformation forge notre identité, avec patience et passion. 




    Comme vous l’avez sans doute remarqué, notre modeste blog est en pleine métamorphose, tel un chantier où chaque pierre est posée avec soin et détermination (casque obligatoire, bien sûr).

    Sur notre site, la section dédiée aux pages fixes : j’espère que le nouveau design vous séduit pleinement. Sans Jo, notre concertiste et accordéoniste lyonnais, ainsi que son épouse Emmanuelle (Manu), un tel résultat n’aurait jamais été possible. En effet, toute la conception et la réalisation leur reviennent de droit. La nouvelle page contact fonctionne désormais à la perfection, ce qui constitue pour nous une avancée vraiment remarquable.

    Même privé de la vue, Jo reste un maître en conception et programmation, dont le savoir-faire demeure précieux et intact. Quant à Emmanuelle (Manu), elle possède un goût sûr et une sensibilité esthétique qui s’accordent parfaitement avec celles de Chloé et Charlotte.

    Si vous passez près de Lyon, je ne peux que vous conseiller de monter jusqu’à la basilique de Fourvière. Elle est splendide, et vous aurez la chance d’assister à une interprétation de Bach par notre maestro. N’hésitez surtout pas à lui offrir un petit billet, car comme il le dit avec beaucoup d’humour : « Il accepte tout : euros, francs suisses, dollars, yens… »

    Nous avons eu le plaisir d’accueillir Charlotte parmi nous, ici même, pendant quelques jours. Lors du premier shooting, elle a orchestré une série de photographies où nous apparaissons, capturant la simplicité de nos silhouettes, de nos regards et de nos instants partagés — tout ce que j’aime : jouer le rôle de la plante verte. Par la suite, elle a réalisé un second shooting entièrement dédié à notre appartement, ses meubles et bibelots, dans le but de saisir l’atmosphère de notre demeure tout en cherchant à en épurer l’encombrement. Son objectif était d’obtenir une image la plus neutre et intemporelle possible, afin de permettre à chacun de mieux se projeter dans cet espace qui nous appartient.

    Lors de ce deuxième shooting, elle a travaillé à réduire l’accumulation de nos objets pour créer une ambiance plus neutre et intemporelle. En quelque sorte, nous sommes passés du rôle de modèles à celui de déménageurs !

    Enfin, la fameuse page présentant notre appartement est désormais en ligne dans la section « Galerie ». J’espère qu’elle vous plaira !

    De mon côté, je n’ai pas laissé le temps s’écouler en vain : j’ai entièrement réécrit et mis à jour chaque page, intégrant les modifications nécessaires pour que notre espace numérique reflète fidèlement ce que nous sommes aujourd’hui.

    Chloé profite d’un congé de deux mois. Non, je ne suis pas jalouse — enfin, un peu… Elle débute en septembre un nouvel emploi en tant que directrice artistique en haute joaillerie à Genève.

    De mon côté, la bonne nouvelle, c’est que ma première année d’internat est validée, et ma thèse progresse dans la bonne direction.

    Cet été, à l’hôpital, je suis sollicitée pour de nombreux remplacements en cabinet, ainsi que pour des gardes incessantes jusqu’au 16 août. Mais nous avons prévu une escapade à Ramatuelle, dans la maison de campagne de mes parents, où la seule activité prévue sera… dormir.

    Mais revenons à notre blog — ou plutôt à notre site, je ne sais plus comment je dois le désigner.

    Nous vous souhaitons la bienvenue dans notre humble logis, un lieu où l’esprit et le cœur se rencontrent, offrant confort et sérénité pour faire de cet espace un havre de paix au cœur du tumulte du monde. Faites-en votre chez-vous, aussi longtemps que votre séjour le permettra.

    Notre « plan flex » s’inscrit dans cette dynamique, où la vie circule librement au sein d’un quartier commerçant animé : mode, bijouterie, montres, arts de table, chocolateries. Situés dans la vieille ville, au centre historique, nous sommes entourés de cafés, restaurants et boutiques, notamment notre restaurant préféré « Le Jacques », qui reste une référence locale, rappelant que l’instant est à la fois contexte et choix.

    Je me tiens silencieuse, et avec Chloé, nous vous invitons à découvrir notre appartement, à travers les clichés de Charlotte, afin que chacun puisse se faire son propre avis.

    Afin de garantir la cohérence du site, il m’a été demandé de signer nos articles en débutant par mon prénom. Voici donc le premier article à porter cette signature.

    Si vous remarquez quelques coquilles ou incohérences, n’hésitez pas à m’en faire part. Vos impressions sur cette nouvelle étape de notre présence en ligne seront les bienvenues. Promis, dès que possible, je viendrai vous faire un petit coucou.

    En attendant, je vous souhaite à tous un excellent été !

    A Bientôt,
    Til &Chlo

    P.S. Seul le dressing de Chloé — identique au mien — vous demeurera inconnu. Imaginez un peu, un séisme, dont nul média n’a parlé, a traversé la Suisse, le canton de Vaux, Lausanne — non, rien de tout cela — il a simplement secoué le dressing de Chloé, ce qui, bien entendu, a rendu son accès presque impossible, comme si la terre elle-même s’était soulevée pour l’empêcher d’y mettre un peu d’ordre.

    mercredi 24 juin 2026

    Journal de bord 24/06/2026 Épreuves renaissances, Promesse fragile, Vie capricieuse.

    À travers les épreuves et les renaissances, il faut avancer avec courage, car chaque étape forge notre véritable histoire.


    Nous voici de nouveau à déposer un article sur notre blog, tels des témoins discrets d’un temps qui s’écoule, avec ses joies et ses douleurs silencieuses. Nous ne souhaitons point faire de promesses vaines, car la vie demeure trop capricieuse pour que l’on puisse en prévoir l’issue. Notre intention est d’écrire, sans relâche, un article par mois, comme une promesse fragile mais sincère.

    Ma Chloé souhaite que nous repartions de zéro, que nous bouleversions nos pages fixes, que l’apparence même de cet espace change. Nous ne sommes plus les deux jeunes filles du début du blog, mais deux jeunes femmes mariées. La tâche est immense : refaire la présentation, repenser le design, tout un travail en somme, alors que je suis déjà absorbée par mon internat et ma thèse. Mais il faut avancer, malgré tout. Alors, sans hésiter, avançons — que ne ferais-je pas pour voir ce magnifique sourire !

    Il semble que la seule vérité immuable, c’est que je suis toujours la seule à monter sur le podium, seule face à l’objectif, sur le blog du couple. La raison que Chloé invoque pour justifier cette mise en scène : « Que veux-tu, il faut une photographe de talent ! » Ah, la mauvaise foi en mode professionnel ! Mieux vaut garder le silence, car répondre serait autant futile que d’essayer de convaincre un poisson rouge qu’il n’aime pas l’eau.
    Il s’est passé tant de choses, certaines qui illuminent, d’autres qui assombrissent notre chemin. Il est temps de revenir un peu en arrière, pour mieux appréhender notre présent.

    Notre série de funérailles, cette obscurité qui semblait vouloir nous engloutir, s’est poursuivie avec la perte de ma grand-mère et de ma tante. Ces décès ont multiplié nos voyages entre Lausanne, Hossegor, New York, comme si la marée funèbre avait décidé de nous faire parcourir le monde pour souligner davantage la fragilité de notre existence. Nous espérons que cette période sombre se clôturera enfin, laissant place à une lueur timide mais sincère.

    Quant à mon père, il a renoncé à la succession de ses parents pour que je puisse hériter. Nous avons passé de longues heures avec le notaire à Paris, à remplir un labyrinthe de papiers et de démarches absurdes, comme si l’administration française voulait nous rappeler combien nous sommes faibles face à ses rouages. La France, déjà lourdement chargée de droits de succession, ne se contente pas de cela : elle nous submerge de formalités et d’obstacles. Le notaire nous a prévenus : cette procédure durera environ un an, un délai comparable à celui des États-Unis.

    Mais laissons ces tracas derrière nous, pour évoquer des choses plus légères, qui nous permettent de respirer.

    Notre vie sociale se façonne peu à peu : un cercle d’amis commence à se dessiner autour de nous, sans compter nos amies de Lille. Le “club des filles” où les filles viennent régulièrement nous rendre visite, utilisant l'une de nos chambres d’amis comme un refuge éphémère. La plus fidèle d’entre elles, Pamplemousse Rose, revient souvent de contrées lointaines, débarquant à Genève-Cointrin en avion, puis sautant dans un taxi pour venir se jeter dans nos bras et nous offrir ces cadeaux témoignant de sa tendresse. Elle fait aujourd’hui partie intégrante de notre couple. À Lausanne, notre quotidien s’établit dans une simplicité volontaire, entre travail, pratique sportive et soirées entre amis. Certes, les sorties culturelles y sont moins nombreuses qu’à Paris, où chaque instant semblait imprégné d’une effervescence artistique. Pourtant, les promenades le long du lac offrent une douceur insoupçonnée, même si, en cette période de chaleur accablante oscillant entre 28 et 32 degrés, nous préférons rester à l’abri dans notre appartement climatisé, cherchant à échapper à la rudesse de l’été.

    Maintenant que nous vous avons parlé de notre couple, regardons notre situation individuelle.

    Ma Chloé :
    Chloé changera de patron à la rentrée de septembre. Elle intégrera une maison de haute joaillerie suisse, une maison sélecte où son talent pourra s’épanouir pleinement. C’est Lorentz, cet homme au cœur immense et à la générosité rare, qui nous a présenté un ami créateur de bijoux à Genève. Elle pourra continuer à travailler à distance, depuis son atelier à la maison, tout en se rendant à Genève deux fois par semaine. Elle est heureuse de pouvoir concilier passion et métier, de continuer à façonner ses rêves dans l’intimité de son espace. Elle commencera son nouveau poste début septembre, mais, en attendant, elle profite de deux mois de vacances — quelle veinarde !

    Depuis trois mois, Chloé court chaque jour et poursuit ses entraînements de boxe avec une intensité croissante. Elle a même livré plusieurs combats amateurs, qu’elle a tous remportés, à l’exception du premier. Aujourd’hui, nous comptons quatre victoires pour une défaite — cette dernière n’étant qu’une étape, une leçon à tirer dans cette quête. Parfois, je dois interrompre mon rôle d’interne pour endosser celui d’infirmière à domicile — non, pas dans un contexte érotique, mais dans l’accompagnement humble et sincère du corps de ma chère et tendre. Et malgré les bleus qui apparaissent, nous sommes chanceuses : nos blessures ne sont pas graves, et nos espoirs restent intacts.

    De mon côté...
    Avec ces remplacements à venir cet été, je touche du doigt cette future vocation qui m’attend. Je ressens une profonde tristesse à l'idée de devoir quitter provisoirement ce service de Médecine générale en pédiatrie. En septembre, je m'apprête à intégrer une maternité pour une durée d’un an, une étape imposée, une nécessité que je ne peux esquiver. Certes, ce service n'est pas en parfaite harmonie avec mes préférences, bien que l’aspect psychologique pourrait éveiller en moi une certaine curiosité.

    Devenir mère s’apparente à un voyage intérieur, une redécouverte de soi, une introspection profonde sur l’être. Comme dans toute aventure humaine, cette expérience peut faire surgir des moments inattendus, déstabilisants, parfois incompréhensibles pour soi comme pour autrui, et provoquer de douloureuses souffrances intimes.

    Je dois admettre que cet aspect psychologique lié à la maternité pourrait m’attirer, mais il est peu probable, voire improbable, que l’on m’attribue ce poste pour une année entière. Selon la formation, nous sommes censés changer régulièrement de poste afin de découvrir toutes les facettes de la maternité, de la grossesse à l'accouchement.

    Quant à ma thèse, elle progresse bien : j’ai déjà couvert une petite moitié du travail, même si je suis légèrement en dessous de mon objectif initial. J’avais espéré la terminer en deux ans afin de peaufiner chaque détail durant la dernière année avec Zabeth, mais je ne suis pas certaine d’atteindre ce calendrier.

    Par ailleurs, je poursuis mon entraînement quotidien ; j’ai récemment obtenu ma ceinture orange lors de la fête du club, il y a seulement quatre jours. 

    J’étais telle une petite fille comblée et radieuse.

    Nous sommes heureuses de vous retrouver, fidèles et bienveillantes voix qui nous accompagnent. Nous vous souhaitons un excellent début d’été, loin des inquiétudes, rempli de petites joies et de gestes forts. 

    Au mois prochain, avec la même sincérité et l’envie de continuer ensemble cette voix qui nous unit.

    A Bientôt,
    Chlo & Til 

    mercredi 1 avril 2026

    Journal de bord 01/04/2026 Vérité retenue, Présence fragile, Vie persistante

    La mort emporte les êtres, mais elle révèle la force de ceux qui restent.

    Nous voici revenues à Lausanne, rendues à nous-mêmes et, par là même, à vous. Il nous faut d’abord accueillir, avec une gravité reconnaissante, les paroles que vous nous avez adressées : elles nous ont atteintes, non comme de simples signes, mais comme des présences.

    Lorsque nous avons pris la route de New York pour accompagner mon oncle vers sa dernière demeure, j’ai consenti à une entorse que la rigueur morale réprouve. J’ai menti à mon grand-papa. Kant n’admet aucune fissure dans l’édifice du devoir ; pourtant, il est des circonstances où la vérité, nue, semble moins juste que le silence qui protège. Était-ce faiblesse, ou bien une forme d’amour ? Je n’en tranche pas : je constate seulement que j’ai voulu lui épargner l’insoutenable.

    Ne sachant si je le reverrais vivant à notre retour, nous nous sommes étreints avec cette intensité que donne la conscience de la fin possible. Il me dit alors : « Pars tranquille, je t’attendrai, et sache que je suis très fier de toi. » Il tint parole, défiant ce que la médecine annonçait déjà. Le lundi matin, de retour à Hossegor, je pus encore lui adresser quelques mots — peut-être ne les a-t-il pas entendus, mais ils m’étaient nécessaires. Une heure plus tard, l’hôpital nous apprenait sa mort.

    Il est troublant de mesurer ce que la volonté humaine peut opposer à l’inéluctable. Comme si, dans l’approche de la mort, l’être affirmait une dernière fois sa liberté.

    Nous l’avons enterré aussitôt. Zabeth était là, fidèle à ce moment où il faut dire adieu. Elle n’a pu nous suivre jusqu’à Lausanne : son engagement auprès des enfants la rappelait déjà.

    Et pourtant, au cœur de ce désordre douloureux, une parole inattendue s’est glissée — celle de Chloé, murmurée à mon oreille : « Au moins, nous aurons amorti nos tenues noires. » Seule elle pouvait faire naître un sourire là où les larmes persistent. Car nous pleurons nos morts, même lorsque la foi voudrait que nous nous réjouissions de leur proximité désormais avec ce que nous nommons le divin. L’écart entre la croyance et l’expérience demeure, irréductible.

    La vie, cependant, ne suspend pas son cours. Elle reprend, lourde d’un avenir assombri : ma tante et ma grand-mère vacillent à leur tour. Cette dernière ne souhaite plus demeurer dans leur maison ; elle aspire à rejoindre un lieu où l’on prend soin des corps fatigués — peut-être aussi des âmes, et ma tante pars une hospitalisation aux fins pas très réjouissante.

    À l’aéroport, tandis que le temps semblait suspendu entre deux départs, Chloé trouva encore la force de créer. Il est des êtres pour qui le geste artistique ne dépend ni du lieu ni des circonstances : il surgit, simplement, comme une nécessité. (dessin illustrant cet article)

    Nous avons repris notre travail sans transition, sans ce répit que l’on nomme vacances. Ainsi va l’existence : elle ne distribue pas ses pauses selon nos besoins. « Nous ne toucherons donc pas 200 mono » — ironie légère, comme un clin d’œil dérisoire à l’économie ludique du Monopoly, qui contraste avec la gravité de nos jours.

    Zabeth, quant à elle, quittera son emploi à la fin de l’année. Elle envisage de s’installer en Suisse — décision dont les raisons, bien que devinables, demeurent pudiquement tues. Elle aspire également à transformer sa vie professionnelle : ne plus s’occuper d’enfants, mais se consacrer à l’accompagnement intérieur, devenir coach mental. Elle projette déjà de soutenir Jo, notre accordéoniste à Lyon, dans son retour au classique et dans l’élaboration d’un répertoire baroque. Peut-être ce projet adviendra-t-il ; nous vous en dirons ce qu’il en est.

    Je ne m’attarderai pas davantage. Le travail m’appelle, et avec lui le tumulte des émotions qu’il faut canaliser. Chaque soir, je vais au taekwondo : non par simple discipline du corps, mais pour y trouver une forme de délivrance — comme si, dans l’effort, je pouvais momentanément suspendre le poids d’exister.

    A vous tous, je vous souhaite une excellente semaine.

    A Bientôt,
    Chlo & Til