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  • dimanche 4 janvier 2026

    Journal de bord 05/01/2026 Bonne année 2026

    Bonne et douce nouvelle année 2026.

    Heureuses de vous accueillir à bord de l’année 2026 ! Au programme, plein de bonheur, de joie, de réussite et de santé. Je vous offre l’occasion d’aimer : 365 jours d’amour et de passion.

    Nous vous remercions de nous lire, de prendre ce temps précieux que vous nous accordez lors de vos visites sur ce blog. Vos avis et vos commentaires, qui ne sont pas de simples échos mais des échanges qui nous constituent, comptent pour nous ; ils forment le fondement de notre travail. Puissiez-vous attendre chaque date de publication avec une attention exigeante et constructive, et non dans une impatience aliénée, afin de découvrir un nouveau regard sur le monde.

    Je vous souhaite, non pas de revenir à une illusion de stabilité, mais d’oser l’anticipation active : qu’un rapport de liberté et de responsabilité s’établisse entre nous et les prochains articles, où le lecteur et l’écrivain se constituent mutuellement par leurs choix et leurs silences. Bonne année et meilleurs vœux, dans la reconnaissance de votre propre liberté et de votre capacité à lire le monde avec discernement.

    L’année dernière, il aurait fallu donner au blog un visage plus conforme à notre époque et réécrire ces pages fixes qui l’ordonnent. Or, bien des choses ont évolué et il apparaît aujourd’hui que certaines informations auraient dû être complétées, voire corrigées. Chloé et moi avons pris la décision d’attendre que nous soyons propriétaires de notre appartement (chose faite aujourd'hui) et de connaître le dénouement de notre nationalisation helvétique avant d’entreprendre ce vaste chantier, convaincues que l’engagement que nous prenons pour ce qui nous est confié ne peut être dissocié de notre propre liberté. Et lorsque viendra l’heure de la reprise, nous le ferons non pas par simple désir de réforme, mais par exigence de vérité et de dignité pour celles et ceux qui nous lisent. En somme, nous choisissons d’attendre, afin que ce travail ne soit pas un simple décor, mais une voix qui témoigne de ce que nous sommes vraiment aujourd'hui.

    Petit retour sur nos fêtes :

    Mon premier grand cadeau, avant même que nous eussions notre appartement, fut ce repas de famille. Mes grands-parents, d'un âge avancé, souriaient, lourds de fatigue, comme si le temps, inexorable et silencieux, leur avait taillé sur le visage les signes d’une dignité résignée. Je crois que c’était sans doute l’un des derniers repas que nous partagerions tous ensemble, dans la possibilité même qui leur restait de nous regarder grandir. Ma chérie, animée d’un désir de figer cette espèce de fragile félicité, voulut immortaliser ce moment par une multitude de clichés.

    Une petite anecdote que je garde précieusement : lors de cette photographie, mon père, animé par une malice complice, prit mon verre de vin rouge et le substitua discrètement par son propre verre d’eau. En voyant cette manœuvre, mon grand-père se laissa entraîner, reproduisant à son tour le même geste avec mon verre de vin blanc. La scène se transforma en un véritable théâtre d’éclats de rire.

    Chloé, incapable de contenir son hilarité, se mit à rire aux larmes, s’écriant entre deux hoquets : « D’accord, c’est une cabale pour faire de moi la pochtronne du couple ! D’accord, d’accord ! »

    Mes parents ont fait venir Maria, notre cuisinière, et ont pris un couple extras locaux pour le service, très gentils tous les deux. Maria s'est surpassée et le repas est d'un raffinement culinaire extraordinaire, mon repas idéal. 

    Je vous fais partager ce menu de rêve : En entrée : salade crevettes, crabe et mangue. En plat : tournedos Rossini (petite précision inventée par Gioacchino Rossini (1792/1868), compositeur qui a arrêté sa carrière à 37 ans avec son dernier opéra : Guillaume Tell) accompagné de châtaignes grillées au four, de petits légumes d'hiver. J'aime tout sauf l'artichaut (preuve dans mon assiette, pas mangé), une écrasée de pommes de terre aux truffes (foie gras et truffes forment une alliance gustative exquise, Maria a pensé à Chloé), un immense plateau de fromages, et des profiteroles au chocolat. Pour accompagner ce repas de rêve, Père avait pris mon vin préféré d'un domaine de rêve : Gevrey-Chambertin, mes favorites vieilles vignes, domaine Alain Burguet de 2011, et en champagne un Louis Roederer Cristal 1996. Je crois que c'est le meilleur menu que j'ai mangé de ma vie. Chloé a fait attention à sa consommation d'alcool, cela me fit également plaisir. J'ai pu câliner mes grands-parents, c'était très doux. Le seul petit point noir de cette journée était l'absence de mon oncle et de ma tante, mais l'état de santé de mon oncle s'est encore détérioré, elle ne leur permettait pas de venir en Europe. 

    Le repas chez les grands-parents de Chloé fut une expérience non seulement savoureuse, mais aussi traversée par une insoumise légèreté des esprits : les rires fusaient comme une affirmation fragile mais tenace de liberté. J’aime mes beaux-parents, également présents, et j'ai une proximité intime avec ma belle-mère, dont ma présence auprès de Chloé la rassure et interpelle. Quant à ses grands-parents, ils exhalent une bonté qui échappe à la froideur des chiffres et des manières ; une gentillesse qui, loin de se soumettre au calcul, se donne sans réserve.

    Pendant ces fêtes, nous avons mangé comme deux ogres affamés et bu extraordinairement, pour faire plaisir. Ce déchaînement gourmand n’est autre chose que le signe, parmi d’autres, de notre sens inné du sacrifice : que ne ferions-nous pas pour rendre nos proches heureux ? 

    Ainsi, à Noël, nous nous sommes offert le signe même de notre liberté partagée. À Chloé, j’offre une séance hebdomadaire chez une kinésithérapeute ostéopathe pour l’année à venir. Tous les jeudis, je me suis offert la même chose mais pour ma part tous les mardis ; et elle, en retour, m’offre deux casques VR Meta Quest 3, afin que nous puissions nous transporter ensemble, sans bouger, dans l’immense univers du métaverse. Nous avons déjà partagé deux nuits de Scrabble, pour éprouver la solidité du lit — franchement ? Mission accomplie. Nos proches nous ont offert des virements, et chez les grands-parents de Chloé, de l’argent et des parfums. Comment interpréter le parfum ? lol

    Ces vacances furent, en vérité, étrangement courtes : entre nos allers-retours entre le petit appartement et le garage, entre les trajets et les voyages en avion, j’ai eu l’impression de n’avoir vécu qu’un seul week-end qui ne m’a pas réparée.

    Heureuses, nous reprenons le travail aujourd'hui lundi 5, moi à 8 h 30 et Chloé à Paris ; nous voulons poursuivre l’installation de notre appartement afin de gagner en stabilité et d’ouvrir pleinement notre liberté et notre autonomie. Nous cherchons à nous construire, chacune, mais surtout ensemble, notre monde idéal.

    Le repas chez les grands-parents de Chloé fut une expérience non seulement savoureuse, mais aussi traversée par une insoumise légèreté des esprits : les rires fusaient comme une affirmation fragile mais tenace de liberté. J’aime mes beaux-parents, également présents, et j'ai une proximité intime avec ma belle-mère, dont ma présence auprès de Chloé la rassure et interpelle. Quant à ses grands-parents, ils exhalent une bonté qui échappe à la froideur des chiffres et des manières ; une gentillesse qui, loin de se soumettre au calcul, se donne sans réserve.

    Pendant ces fêtes, nous avons mangé comme deux ogres affamés et bu extraordinairement, pour faire plaisir. Ce déchaînement gourmand n’est autre chose que le signe, parmi d’autres, de notre sens inné du sacrifice : que ne ferions-nous pas pour rendre nos proches heureux ? 

    Ainsi, à Noël, nous nous sommes offert le signe même de notre liberté partagée. À Chloé, j’offre une séance hebdomadaire chez une kinésithérapeute ostéopathe pour l’année à venir. Tous les jeudis, je me suis offert la même chose mais pour ma part tous les mardis ; et elle, en retour, m’offre deux casques VR Meta Quest 3, afin que nous puissions nous transporter ensemble, sans bouger, dans l’immense univers du métaverse. Nous avons déjà partagé deux nuits de Scrabble, pour éprouver la solidité du lit — franchement ? Mission accomplie. Nos proches nous ont offert des virements, et chez les grands-parents de Chloé, de l’argent et des parfums. Comment interpréter le parfum ? lol

    Ces vacances furent, en vérité, étrangement courtes : entre nos allers-retours entre le petit appartement et le garage, entre les trajets et les voyages en avion, j’ai eu l’impression de n’avoir vécu qu’un seul week-end qui ne m’a pas réparée.

    Heureuses, nous reprenons le travail aujourd'hui lundi 5, moi à 8 h 30 et Chloé à Paris ; nous voulons poursuivre l’installation de notre appartement afin de gagner en stabilité et d’ouvrir pleinement notre liberté et notre autonomie. Nous cherchons à nous construire, chacune, mais surtout ensemble, notre monde idéal.

    Ce week-end, nous gagnerons Londres, berceau de notre couple et miroir de nos libertés naissantes. Nous avons l’intention d’y faire nos emplettes, d’acquérir des vêtements chauds pour contrer le froid qui nous saisit à Lausanne et rappelle sans cesse notre fragilité commune ; nous ne sommes pas encore suffisamment équipées pour affronter le monde tel qu’il est. J'ai des tenues de ski, des combinaisons, des anoraks, des tonnes de pulls de sport mais rien de très habillé. De plus, nous chercherons dans de petites boutiques de stylistes — ces ateliers où le soin et l’originalité et la qualité prévalent — des habits qui parlent à mon cœur, des pièces chères à mon souvenir, que j’associe à mon enfance, lorsque nous venions ici avec Zabet. Dans les vitrines discrètes et parmi ces étoffes choisies avec une attention méticuleuse, nous ne cherchons pas seulement la chaleur, mais aussi une manière de nous habiller davantage par nos choix, les contours de ce que nous aspirons à devenir ensemble, car Chloé et moi ne partageons pas les mêmes goûts.

    A vous tous, je vous souhaite une excellente semaine.

    A Bientôt,
    Chlo & Til 

    1 commentaire:

    1. Arnaud1/10/2026

      Hello,
      Meilleurs voeux à tout le monde et bon Dry January (en particulier à Chlo et Til).
      Tout d'abord, dans la vie il y a mieux que gagner à l'EuroMillions, mieux qu'une villa au bord du lac de Côme ou mieux qu'un Noël sans Mariah Carey. Ce sont ces moments simples où on est réuni avec les proches que l'on aime. Ces moments ont une valeur inestimable, en particulier en présence d'un tournedos de grande qualité (sauce morilles pour moi svp).
      Votre repas me mettrait en appétit à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. D'ailleurs, en parlant de foie gras, j'aidais ma grand-mère à attraper les canards pour les gaver au pays du "bonheur est dans le près" et de D'Artagnan. C'était pas Germinal, c'était pire ! Non je plaisante, j'ai adoré tous ces moments passés à la campagne dans les années 90, une autre époque, qui m'ont construit en tant que personne ... (oula j'arrête on dirait Gérald Darmanin qui parle de sa mère, femme de ménage, pour se donner une caution "proche du peuple").
      Bon tant que j'y suis de la parenthèse agricole, j'y vais de mon petit "coup de gueule". Je n'en peux plus que soit infusé dans les esprits qu'un agriculteur c'est pauvre, ça ne gagne pas d'argent, gnagnagna ouinouinouin. Ce chouinage a toujours fait le bonheur des médias car oui c'est vendeur de donner la paroles aux soi disant opprimés des temps modernes.
      Il faut juste se demander comme on finance un tracteur entre 100 et 200k si on est pauvre et pourquoi ils se plaignent alors que le prix du bovin bat des records depuis deux ans.
      Ils me gavent mais pas autant que la Sncf quand même (eux je les hais lol).
      Fin de la parenthèse.
      Pour cette nouvelle année, je souhaiterais saupoudrer la société d'un peu de bienveillance (la vraie, pas le truc de coach en developpement personnel), d'une bonne poignée de retenue (et si on envoyait à Sainte Hélène tous les consommateurs zombi gogol ?) et d'un soupçon d'ascétisme (pas assez à la mode).
      Bon week-end à tous et merci à Chlo et Til pour cette année à s'occuper du blog. Vous êtes parfaites.
      Ciaociao

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