“ Le chaos précède la renaissance, avec patience et amour.”
Ce mois de juillet s’achève doucement, laissant derrière lui une douceur éphémère, tandis qu’il me reste encore vingt-deux jours d’août pour achever mes remplacements en cabinet, avant de conclure cette saison par une garde à l’hôpital, le samedi vingt-deux. Il ne me reste qu’un seul dimanche pour me ressourcer, faire ma valise en vue des vacances — un devoir que Chloé ne pourrait accomplir à ma place.
Chloé a une manière de plier ses vêtements qui s’apparente à un véritable art abstrait : certains plus ou moins comprimés, d’autres en boule, et toujours elle conclut : « L’essentiel, c’est que ça ferme ! »
Une photo de son dressing témoigne, d’ailleurs, de cette crainte irrationnelle que j’ai qu’elle puisse prendre en main la moindre de mes affaires. Nos espaces de rangement se ressemblent comme deux gouttes d’eau, nos dressings sont identiques, inversés simplement par nécessité technique. Comment décrire cette indéfinissable pagaille ? Quand je vous évoquais un tremblement de terre, avouez que je n’étais pas si éloignée de la vérité. Si vous souhaitez voir, une photographie du mien se trouve sur la page : Appartement. ICI.
Lorsque je lui ai demandé son accord pour que Chacha immortalise son dressing, elle m’a répondu simplement « d’accord », mais à la condition d’obtenir une faveur en échange. Puis elle s’est ravisée, ne souhaitant plus que cette photo soit publiée. Finalement, elle a accepté, sachant ce qu’elle désire en retour. Bon… je ne sais pas encore précisément de quoi il s’agit. Il faut que je vous aime tous, pour avoir consenti à ce pacte sans connaître réellement ses termes ni ses implications.
Quant à Chacha, pour qu’elle puisse prendre des photos de son atelier, nous — Chacha, moi-même et Chloé — avons passé plus de trois journées entières à organiser, trier, ranger, sans relâche. Ah, quand même… cette tâche, aussi banale qu’elle puisse sembler, s’est révélée être une véritable entreprise, une épreuve de patience et d’endurance.
Mais, cela dit, je l’aime ma Chloé, je l’aime telle qu’elle est, et je préfère en rire lorsqu’il s’agit de ses affaires : « Ben oui quand même… je n’irais pas plus loin. » Car, après le dressing, lorsque ses affaires transitent par la valise, elles sont un peu moins bien repassées (évidemment !).
Voilà, Arnaud, notre maître d’œuvre, est passé pour notre garage duplex. Il a pris toutes les mesures, et surtout, il nous a questionnés sur la manière dont nous envisageons l’usage de cet espace, quel mobilier nous souhaitons voir, etc. Moins de questions qu’il n’en posait pour l’appartement, donc on peut dire que cette fois, nous nous en sortons plutôt bien.
Comme mon beau-père, Arnaud demeure émerveillé devant notre porte blindée de garage, surtout par son mécanisme de fermeture multi-axes, fixé au sol et au plafond, avec cette barre métallique qui vient s’interposer, comme si l’on voulait fermer non pas un simple local, mais un véritable bunker à faire pâlir la normandie. Il s’est même fait enfermer à l’intérieur pour voir comment cela fonctionne. Une fois à l’intérieur, Chloé lui a crié à travers la porte : « Alors, de combien de pourcentage de remise pour ces travaux ? » J’ai apprécié sa réponse : « Un pourcent de plus que ce que je comptais vous offrir ! » Arnaud, une fois libéré, nous assure que les voleurs auront tout intérêt à s’attaquer aux murs de pierre, dont l’épaisseur atteint quatre-vingts centimètres, plutôt qu’à la porte elle-même. Il semble que, par rapport à cette dernière, la solidité des murs, même anciens, leur paraîtra bien plus accessible.
Chloé et moi, nous entamons le lundi 7 septembre une nouvelle étape dans nos vies professionnelles. Arnaud, notre maître d’œuvre, nous a priés de vider le garage de toutes nos affaires, car les travaux doivent commencer dès le lundi suivant, le 14 septembre. Nous projetons de louer un petit espace dans le voisinage, afin d’y déposer nos effets personnels, pour préserver la voiture, que je préfère ne pas voir exposée aux caprices du dehors. J'ai sollicité l'aide de Chloé pour cette recherche, peut-être même que nous aurons cet espace avant notre départ en vacances. J’espère que cette période estivale, si propice à la recherche, nous sera plus favorable qu’à la rentrée, lorsque tout redeviendra plus difficile, plus pressé.
Arnaud, en quittant notre compagnie, n’a pas totalement apaisé mes tourments. Il m’a confié que le chantier demanderait un effort considérable, mais qu’il espérait en tirer quelque chose de digne d’être montré. Il élaborera un plan, et, comme pour l’appartement, nous en jugerons le fruit une fois le travail achevé, puisqu’il a reçu toute latitude pour agir. Dans le meilleur des cas, à vue de nez, et suivant le cap du vent, il faudra compter deux à trois mois pour mener à bien ces travaux et l’installation du mobilier. « Vous l'aurez pour Noël, enfin si le Père Noël ne boit pas tout le vin de la cave ! », me dit-il avec son humour taquin.
C’est donc sur cette plaisanterie de petit fripon que je vais vous quitter. Je devrais, en principe, rédiger un autre article avant notre départ en vacances.
A dans une quinzaine de jours, donc.
A Bientôt,
Til & Chlo.

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