Contrairement à Til, je n’ai pas de nombreuses passions. Ce n’est ni une curiosité insatiable ni un destin qui m’étouffe, mais plutôt un choix constant de redéfinir mon idée.

Le dessin et la peinture ne constituent pas un métier pour moi ; ce sont l’ébauche d’un moi que je chemine avec autonomie et responsabilité. Mes œuvres circulent et se vendent via une galerie niçoise, mais qui suis-je réellement lorsque je joins mes pinceaux au silence ?
Ce qui me plaît, c’est l’acte solitaire du dessin et de la peinture — une pratique qui n’est pas une vocation qui me condamne. Je refuse la voie de l’artiste-peintre, cette dépendance que je ne peux accepter, même si ma famille croit en mon talent et m’encourage à suivre cette voie. Mon véritable choix est d’être libre dans l’interprétation de mon talent, en conservant l’artiste comme conscience, et non comme métier. Til me libère des pesanteurs matérielles, me permettant de penser avec clarté. Je suis également directrice artistique en haute joaillerie, ce qui me relie au monde réel. Pour ma part, l’essentiel, c’est le plaisir : que mes tableaux soient vendus ou non n’a que peu d’importance.
HUILE
— Profondeur et texture
Chlo.
